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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 22:33

LETTRE OUVERTE AU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU A L’OCCASION DU CENTENAIRE DU GENOCIDE ARMENIEN

Monsieur le Secrétaire Général,

Je me permets de vous exposer mon opinion sur la Question arménienne. La Turquie est un grand pays dont les habitants luttent pour vivre comme tous les hommes de la planète. La différence c’est qu’aujourd’hui encore, le gouvernement turc n’a toujours pas reconnu le génocide arménien ; il s’entête même à le nier sans comprendre que franchir ce pas serait une catharsis nationale qui aiderait le pays à se transformer en une nation européenne moderne.

Pour que le pays devienne ce qu’il devrait être, il faut d’abord régler cette affaire en suspens. Il s’agit de ce que l’on appelle la question arménienne et mon but est de vous en démontrer l’importance autant pour les Arméniens que pour le reste du monde. Je crois, en effet, comme le professeur Ohanian, que la Question arménienne, incluant le génocide, n’est pas seulement une affaire locale et nationale, mais qu’elle est liée à la paix en Europe et que, de sa solution, dépendra la pacification, le progrès et la prospérité au Moyen Orient.

Dans la vie, il est plus facile de s’incliner devant les plus forts, même s’ils n’ont pas raison et il est clair que si les plus forts agissaient selon leur conscience le monde serait très différent. Mais ne perdons pas de vue l’essentiel.

Si vous le voulez bien, je commencerai par le début, c’est-à-dire par la définition même du mot génocide. Comme vous le savez, ce mot a été créé par un juriste juif-polonais, Raphël Lemkin en 1944. Il s’est inspiré d’une racine grecque genos - famille, tribu ou race - et latine cidio - caedere : tuer. Lemkin appliquait ce mot aux massacres effectués pour des raisons raciales, nationalistes ou religieuses. Son étude est précisément basée sur le génocide perpétré par le gouvernement Jeune Turc contre le peuple arménien en l915. Lemkin a lutté efficacement pour que les normes internationales définissent et condamnent le génocide. L’humanité lui est reconnaissante pour son apport et l’éclairage d’un concept fondamental pour la justice.

Je vais essayer de centrer le thème juridiquement. Pardonnez-moi de m’étendre, mais je voudrais insister sur quelques points essentiels.

Selon la Convention pour la prévention et la sanction du délit de génocide de 1948 et les Statuts de Rome de la Cour pénale internationale de 1998, sera taxé de génocide tout acte perpétré avec l’intention de détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux en tant que tel ; le massacre de membres du groupe, la lésion grave de l’intégrité physique ou mentale des mêmes ; la soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence qui l’exposent à sa destruction physique totale ou partielle ; toute mesure destinée à empêcher les naissances au sein du groupe et le transfert par la force d’enfants d’un groupe à un autre. Ceci en définit le cadre juridique, légal et pénal, au niveau international. Ce que les Turcs ottomans ont commis contre des citoyens ottomans pour le seul fait d’être arméniens et chrétiens, fut un génocide. Un crime de lèse-humanité régulé par la Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes de lèse-humanité du 26 novembre 1968, qui existe, intact, actuel, imprescriptible et qui représente une énorme épée de Damoclès sur le gouvernement turc actuel qui refuse de reconnaître ce génocide et d’en accepter le terme.

Le Parlement européen au cours de sa session du 14 novembre 2000, a vivement encouragé l’Etat turc à le reconnaître. Postérieurement, le Parlement français - la France est probablement le pays qui a le plus fait pour l’Arménie et les Arméniens - a approuvé à l’unanimité le 18 janvier 2001 la loi condamnant le génocide arménien. Actuellement, la Cour Pénale Internationale est l’instrument dont s’est doté la communauté internationale pour essayer d’éviter que se reproduisent des faits semblables. Le gouvernement turc y a répondu par un décret du 14 avril 2003 du Ministère de l’Education Nationale. Un document a été envoyé aux directeurs des centres scolaires dans lequel on forçait les écoliers à nier l’extermination des minorités et spécialement des Arméniens. Sans commentaire !

Avec votre permission, voici un bref résumé historique de la situation au moment où s’est créée la République d’Arménie, établie sur des territoires peuplés depuis des siècles par les Arméniens, chrétiens de la première heure, qui y construisirent des villages et des monuments dans l’architecture traditionnelle qui leur est propre, où l’on enseignait l’arménien, où existaient des bibliothèques de livres arméniens, où l’on pensait, on rêvait et on mourait en arménien. C’est là qu’en 1915 commencèrent, ou plutôt se poursuivirent - parce que ce n’était pas la première fois - les massacres, déportations, viols, pillages, appropriations indues, usurpation d’une réalité existante, élimination intégrale d’une culture. Ce que l’on pourrait définir comme le paradigme d’un génocide. La volonté d’effacer définitivement l’autre. C’est la raison pour laquelle Lemkin a créé ce mot fondamental.

Comment nous vacciner contre l’injustice, le manque d’éthique et l’immoralité de certains politiciens ? En nous souvenant d’une façon permanente des victimes, en essayant d’éviter que la mémoire du premier génocide du XXe siècle disparaisse de celle des nouvelles générations. Les Arméniens n’ont jamais voulu oublier ce qui est arrivé au cours des années 1915 et 1916, le terrible génocide que les Turcs d’alors ont perpétré sur les minorités chrétiennes qui gênaient la turquification de l’Empire ottoman peu avant son inévitable dislocation. Pour preuve : la commémoration du centenaire du génocide qui aura lieu en avril 2015 et tout au long de l’année.

Dans la tourmente chaotique de la première guerre mondiale, quelques politiciens ambitieux et corrompus décidèrent que le meilleur moyen pour homogénéiser le pays - ce qu’ils estimaient obligatoire pour atteindre leur but - était d’éliminer les minorités et particulièrement celle qui pouvait leur tenir tête par son importance culturelle, économique et dont la religion chrétienne contrastait dans un empire islamique régi par un sultan qui portait en outre le titre de calife, c’est-à-dire de chef spirituel musulman.

Monsieur le Secrétaire général, je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que près de deux millions d’Arméniens ont disparu au cours de cette action implacable et injustifiable. On a voulu effacer la trace d’une très importante minorité et pour se faire on a employé des méthodes et des systèmes mortellement efficaces qui, plus tard, seront imités dans d’autres pays. C’est justement en Turquie qu’ont été utilisées des expressions telles que Solution finale et Espace vital ou Lebensraum.

Pascal Ohanian a clairement déclaré : Le génocide est un acte d’agression maximum contre les droits d’un groupe social aux intérêts propres. Acte qui est inscrit dans les pages académiques les plus graves de l’Histoire. De nature humaine, il est prémédité et se passe dans un lieu déterminé. Les hommes qui le planifient et l’exécutent sont des individus qui pensent, parlent et voyagent. Ce tissage de visions, de pensées, de paroles et de déplacements augmente la dimension d’acte criminel qui atteint les personnes et la paix non seulement du groupe social visé mais aussi de toute l’humanité au milieu de laquelle nous nous trouvons nous aussi. Personne ne peut se sentir étranger à un génocide perpétré sur un peuple.

Le génocide arménien a ouvert la porte à d’autre génocides du XXe siècle. Un siècle qui restera dans l’histoire de l’humanité comme une des étapes les plus obscures, au cours de laquelle l’homme fut un loup pour l’homme. C’est aussi pour cette raison que ce qui est arrivé aux Arméniens a une énorme importance et que nous ne devons pas l’oublier. Au contraire, il faut étudier quels en furent les motifs, les justifications de l’époque, les philosophies et politiques du moment et comment un crime pareil pourrait-il rester impuni.

Voici un résumé des faits qui conduisirent à cette situation. A la fin de la Grande Guerre, la déroute de l’Empire ottoman provoqua sa dislocation, la naissance du nationalisme et le début de ce que l’on a appelé la Guerre d’Indépendance turque. En réponse belliqueuse au Traité de Sèvres - qui avait pourtant été ratifié par le Sultan et le gouvernement ottoman - les nationalistes turcs menés par Mustafa Kemal prirent le pouvoir et, combattant Grecs et Arméniens, attaquèrent les territoires qui leur avaient été assignés reprenant toute l’Anatolie et une partie de la Thrace orientale, liquidant ainsi les zones d’influence française et italienne décidées à Sèvres. En outre, l’Arménie, qui avait reçu une aide minime et intéressée des Britanniques, fut attaquée au même moment par l’Azerbaïdjan gouvernée par les communistes. En juin l920, pratiquement annihilée et épuisée, elle fut contrainte de signer une trêve avant de retourner sur le front turc. En juillet, les Turcs appuyèrent la prise de pouvoir par les communistes de Nakhitchevan préférant que le pays devienne une république soviétique plutôt qu’il soit dominé par les Arméniens. Plus tard, l’Arménie devra subir l’invasion soviétique depuis l’Azerbaïdjan envahie par les Bolcheviques en 1920. En septembre, cette même année, l’Arménie, ruinée, cernée, à bout de forces, sans armement adéquat ni troupes suffisantes - dont les survivants étaient au bord de l’inanition - fut obligée de céder Zangechur et le Nagorno-Karabach ainsi que le contrôle du Nakhitchevan. La guerre n’était pas terminée avec la Turquie qui progressait dans ses avancées : en novembre Alexandropol tomba et la paix fut signée en décembre 1920 par laquelle l’Arménie renonçait à tous les districts d’Asie Mineure qui avaient été turcs avant la guerre, comme Kars et Ardshan et reconnaissait l’indépendance du Nakhitchevan.

En octobre 21, le Traité de Kars définit la division de l’ancien district russo-arménien de Batum. La partie nord, incluant le port de Batum, fut cédée par la Turquie à la Géorgie. La partie sud incluant Artvin fut adjugée à la Turquie. Une certaine autonomie fut concédée à la partie nord située en Géorgie soviétique. Comme vous le comprendrez, Monsieur le Secrétaire général, on ne demanda pas leur avis aux Arméniens. Les Turcs refusaient que les Arméniens aient un accès à la mer. L’accord créa également une nouvelle frontière entre la Turquie et l’Arménie soviétique définie par les fleuves Akhurian et Aras. Les soviétiques cédèrent à la Turquie la plus grande partie de l’ancien Oblast de Kars - possession de l’ancien empire russe - incluant les villes de Igdir, Koghb, Kars, Ardahan, Olti, les ruines d’Ani ainsi que le lac de Cildir qui était sous gouvernance d’Erevan auparavant, région comprise entre le fleuve Aras et le Mont Ararat. Ce qui montre bien que les Arméniens n’avaient plus rien à voir dans cette affaire. Ou encore qu’on décidait de leur avenir sans eux ! Ce n’est pas le premier cas de l’Histoire. Suite à ces concessions, la Turquie se retira de la région de Shirak - en Arménie actuelle - qui récupéra Zangezur, la partie occidentale de Qazakh et Daralagez en Azerbaïdjan. Le traité incluait aussi la création du Nakhitchevan. L’année suivante, les nations de la Transcaucasie furent converties en République Fédérale Socialiste Soviétique de Transcaucasie annexée à l’Union soviétique, sans possibilité pour l’Arménie de se défendre car personne ne lui demanda son avis !

Si vous permettez, Monsieur le Secrétaire général, tout cela a signifié un véritable désastre pour les Arméniens qui ne purent ni protester ni refuser car leur situation ne le leur permettait pas. Au moins, il leur restait Erevan et Etchmiadzin, la tête et l’âme de l’Arménie comme l’on dit, sans vouloir diminuer l’importance des autres régions du pays. Ce que, depuis cette époque, les Arméniens réclament, c’est le reste du corps de leur pays ! Nous avons déjà expliqué que les uns et les autres s’approprièrent la plus grande partie de l’Arménie historique par la force, la violence, le pillage et les artifices diplomatiques. Vous serez d’accord avec moi, Monsieur le Secrétaire général, que ni les Britanniques, ni à fortiori les Turcs de Kemal Ataturk, ni les autres acteurs du Traité n’avaient le droit légalement - sans aucune procuration - d’ agir au nom de l’Arménie, de même qu’auparavant ni les Allemands ni les Russes ne le pouvaient davantage. L’Arménie ne fut qu’un prétexte, un nom utilisé par des tiers intéressés qui contournèrent la loi frauduleusement. Réparation n’en a pas été faite jusqu’à aujourd’hui.

Le 24 juillet l923 se signa le Traité de Lausanne que l’on pourrait qualifier de traité-emplâtre, qui n’affecta que certains aspects du Traité de Sèvres... aussi fragile que la porcelaine du même nom ! Pour situer le thème, Sèvres se réfère à la Grande Guerre, alors que Lausanne tient compte des agissements postérieurs jusqu’à fin 1922. A Sèvres, on a d’un côté les alliés, de l’autre la Turquie, et l’idée que la guerre est terminée et remplacée par une paix juste et durable à n’importe quel prix. A Lausanne on se réfère concrètement et clairement à la suspension des actes armés des kémalistes qui violèrent l’armistice de Mudros. L’Arménie en fut la grande perdante étant donné qu’elle ne fut autorisée à participer ni à l’un ni à l’autre.

Je voudrais vous faire remarquer quelque chose de fondamental, Monsieur le Secrétaire général. Le fait que la République d’Arménie n’a ni participé à la conférence de Lausanne ni signé le traité signifie que l’on n’a créé aucune obligation juridique pour elle. Lausanne ne fait absolument pas mention de la caducité du Traité de Sèvres qui reste donc un document totalement en vigueur en droit international sous tous ses aspects. Et les obligations de la Turquie surgissent de la sentence arbitraire contenue dans le Traité de Sèvres, formulée par le Président Woodrow Wilson. Le Traité de Lausanne ne fait pas mention nommément de l’Arménie, mais se réfère aux minorités non musulmanes de Turquie et à la conformation légale du territoire de la république au moment où une nouvelle Turquie se crée à partir de l’empire ottoman. Au premier paragraphe il est dit que : La Turquie renonce à tous titres et droits relatifs à tous les territoires et îles qui se trouvent hors des limites fixées par ce traité, sauf pour ceux sur lesquels elle a une souveraineté reconnue. Le futur de ces territoires et îles sera décidé par les parties intéressées. Les experts internationaux sur le sujet ont reconnu que l’unique limite qui n’a pas été fixée dans le traité a été la frontière arméno-turque ce qui nous permet d’affirmer que juridiquement les frontières de l’Arménie sont toujours celles qui ont été fixées par le Traité de Sèvres, soit celles de l’Arménie wilsonienne.

C’est la raison pour laquelle il serait très important que tout le monde sache ce qui est arrivé et pourquoi les Arméniens ne purent récupérer leurs possessions historiques. Pourquoi le Nakhitchevan, le Karabach, Kars, Trebizonde, Van, Erzerum, le mont Ararat et tant d’autres lieux qui ont toujours fait partie de l’Arménie historique sont hors de l’Arménie actuelle ? Je vais vous dire, Monsieur le Secrétaire général, que j’ai la certitude que dans le futur tout ceci sera discuté aux Nations Unies. Il n’y a pas d’autre possibilité. Contrairement à ce que certains pensent, l’histoire est un livre ouvert, jamais fermé. Pour cela, le travail d’historiens et d’écrivains comme Pascal Ohanian, Vahan Dadrian, Yves Ternon, Johannes Lepsius, Varoujan Attarian, Jacques Derogy, Ashot Artzruni, Haik Ghazarian, Henri Verneuil, Nikolay Hovhannisyan, Rouben Galichian, Béatrice Favre et tant d’autres est si important et pas seulement pour les Arméniens. Ce qui est en jeu n’est ni plus ni moins la crédibilité des Nations Unies et des règles que les humains se sont données pour résoudre ces conflits d’une manière civilisée.

Vous savez parfaitement ce que je vais vous dire. A la question que vous pourriez vous poser sur l’utilité de maintenir vivant ce souvenir, je répondrais que je n’ai pas le moindre doute là-dessus. Quelle serait l’alternative ? Il n’y en a pas ! J’ai la certitude absolue qu’entre tous, les Arméniens d’une part et les amis de la vérité et de la justice d’autre part, nous construisons une base de pensée morale qui préservera ce souvenir pour toujours.

Il est possible que les bourreaux n’aient pas pris en compte la mémoire proverbiale des Arméniens. Ils sont têtus et n’oublieront jamais. Jamais ! Si le monde futur désire avoir une base cimentée solide, il doit l’arrimer à la justice. Il devra mettre sur la table le génocide arménien avant de signer n’importe quel traité, accord, convention, proposition ou initiative internationale avec la Turquie. Il s’agit d’une affaire IMPRESCRIPTIBLE.

Monsieur le Secrétaire général, en Turquie, en Anatolie, dans ce qui fut un jour le royaume historique d’Arménie, il reste des milliers de vestiges d’une culture, d’une façon de vivre, d’une civilisation chrétienne avec comme témoins les ruines de centaines d’églises et de monastères, de stèles de pierre cassées et enterrées qui marquaient les croisées des chemins. Peu importe aux Turcs que les historiens les répertorient, qu’une grande partie de l’Anatolie, en réalité depuis la côte méditerranéenne d’Asie Mineure jusqu’aux montagnes sauvages du Caucase, soit bourrée de symboles et pierres gravées d’écriture arménienne, constituant les preuves physiques d’une présence que l’absence rend encore plus évidente. Tout démontre qu’à une certaine époque cet endroit était très différent malgré la volonté de le cacher, de le détruire, de le nier en prétendant qu’il n’y eut pas de génocide, que l’Arménie n’a pas existé en tant que telle, mais seulement sous la forme d’une petite communauté. Mais les pierres sont têtues elles aussi et à la fin, l’Histoire remet chacun à sa place.

Les Arméniens qu’ils soient de la République d’Arménie ou, dans de nombreux cas, citoyens de droit d’autres pays, quoique leur coeur appartienne à l’Arménie de toujours qui est là, attendent le jour de cette reconnaissance avec impatience et la certitude qu’il viendra comme un acte de justice qui refermera à jamais les blessures ouvertes il y a cent ans. Les Arméniens ont bonne mémoire, mais ont surtout une énorme dignité et n’ont jamais voulu oublier ce qui leur est arrivé durant les années 1915-1916.

C’est pour toutes ces raisons, Monsieur le Secrétaire général, que le centenaire de ce génocide est si important, car il essaie d’éviter que la mémoire du premier génocide du XXe siècle disparaisse. L’unique moyen de prévention d’événements aussi atroces est de ne jamais les oublier pour que les nouvelles générations sachent que des massacres aussi incroyables et épouvantables ne sont pas des légendes ni des inventions, mais des faits tragiques et atroces qui se sont réellement passés. Comme vous le savez très bien, Monsieur le Secrétaire général, le seul moyen de nous vacciner contre l’injustice est de perpétuer continuellement ce souvenir.

Merci de votre attention au nom des victimes.

G.H. Guarch, écrivain Médaille d’or du Mérite culturel de la République d’Arménie 2002 Prix Garbis Papazian - AGBU 2007 Prix Moyses Khorenatsi 2013

                                                                        myosotis-2

   1915/2015

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Published by haira - dans actualité
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  • : Henri Aram Hairabédian de midi à minuit : le sculpteur dans son atelier, le romancier à sa table de travail vous fait partager ses recherches, ses émotions et cette petite fleur dans vos sourires. L'artiste s'épanouit au quotidien par ses sculptures - pierres de garrigue, marbres - et l'écriture de ses textes - romans, poésies, nouvelles.
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