Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 09:28
La femme que j'aime est toute nue à son piano.
La peau cuivrée, le piano blanc et puis Mozart qui s'évapore sur la terrasse d'une maison couleur de plâtre.
Sur les hauteurs d'une Cyclade face au couchant de la mer calme.
Il est presque le soir.
Bientôt le soleil rouge baise la mer, perce la brume, et cette voile couleur d'écume.
 Et je l'entends.
Elle joue à peine maintenant des notes aigues, graines d'amour qu'emporte le vent sur ma sculpture arrêtée.
Le marbre est là, presque immobile.
Je ne sais plus le dessiner.
Je bois une verre de liqueur, le temps tressaille et puis je meurs. 
    hah

Partager cet article

Repost 0
Published by haira - dans journal intime
commenter cet article

commentaires

BATAILLOUataillou reine marie 16/12/2008 10:51

pourquoi mourir, la femme est là elle joue.

d'autrepart, faut la réchauffer, elle est nue.

Présentation

  • : Hairabédian,sculpteur écrivant:
  • Hairabédian,sculpteur écrivant:
  • : Henri Aram Hairabédian de midi à minuit : le sculpteur dans son atelier, le romancier à sa table de travail vous fait partager ses recherches, ses émotions et cette petite fleur dans vos sourires. L'artiste s'épanouit au quotidien par ses sculptures - pierres de garrigue, marbres - et l'écriture de ses textes - romans, poésies, nouvelles.
  • Contact

Texte Libre

Nouvelle-image.GIF

Recherche

Pages